Le diamant tient une place importante dans l’économie africaine. Et dès lors qu’il est bien organisé et valorisé dans l’économie officielle, ses bénéfices peuvent être nombreux tant au niveau économique que social.

Le Botswana est l’exemple parfait d’un possible développement non-violent et pacifique de l’industrie du diamant en Afrique.
La stabilité politique qu’a connu le pays depuis son indépendance en 1966, sa politique budgétaire prudente et ses choix de gestion du secteur minier lui ont permis de prospérer rapidement et pendant des décennies grâce à l’exportation du diamant.

Infographie-botswana-diamants

Des bénéfices réinvestis au service du développement du pays

Le gouvernement botswanais a investit les recettes minières dans l’amélioration de la situation économique et des conditions sociales du pays : construction d’infrastructures, mise en place d’un système de santé, mise en place d'un système d’éducation gratuite…

Les avantages des employés de la Debswana – société d’exploitation du diamant au Botswana détenue à 50-50 par De Beers et le gouvernement du Bostwana – par rapport aux autres secteurs sont également intéressants : salaire minimum plus élevé, assurance-maladie, fond de retraite et logement gratuit dans des maisons jumelées…
Une vision encore peu répandue du travail dans les mines qui devrait servir d’exemple aux autres pays.

Diamant rose SI2 de 0,13 carats

Une forte dépendance de l'économie sur secteur du diamant

La croissance du PIB du Botswana était aux alentours de 8% par an jusqu’à la fin des années 90, se plaçant parmi les économies les plus prospères du monde. L’industrie du diamant étant le moteur principal de cette croissance et de la stratégie de développement impulsée par l’État. Mais la chute de la demande de diamants en 2009 a menacé le modèle économique jusqu’à présent stable et mis l’accent sur la sur-dépendance de l’économie vis-à-vis du secteur minier.

Cette croissance tirée du diamant et ces investissements pour le développement social du pays sont à contraster avec d’autres réalités:

Le Botswana fait parti des pays les plus mal classés en terme d’inégalité de revenus, il affiche le deuxième taux le plus élevé de prévalence adulte au VIH/SIDA et son index de développement humain s’est détérioré.

Pour aller plus loin:

 

25 mai 2016 — estelle laget

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